Gastronomie

La Touraine est une terre viticole, c’est indéniable. Mais qu’en est-il de sa gastronomie ? À dire vrai, c’est l’une des plus renommées de France. Pour preuve, les rois de France et autres souverains qui résidaient dans les châteaux des bords de Loire en appréciaient tout particulièrement les mets. Pour la petite histoire, Rabelais représenta même son Gargantua se repaissant de bonne chère tourangelle. La tarte des sœurs Tatin, la large gamme de charcuteries, ou les pets-de-nonne sont autant d’exemples des mets savoureux qu’abrite la Touraine.

La charcuterie : fierté locale

Qui n’a jamais entendu parler des rillettes de Tours ? Plus gourmands, les rillons, des dés de poitrines de porc entrelardés, rissolés et confits entiers dans leur graisse de cuisson font aussi le bonheur des gourmands. D’ailleurs, la quiche tourangelle allie ces deux mets en finesse, en version chaude. Les entrées de la région mêlent d’ailleurs allègrement charcuterie et fromage de la région, et notamment le célèbre fromage de chèvre de Sainte-Maure-de-Touraine. Parfois, la pomme s’associe à ces derniers pour apporter un peu de fraîcheur et oser le mélange du sucré-salé. Autre fierté locale, l’andouillette et l’andouille de Vouvray qui se consomment à toutes les sauces !

La volaille : un met historique

La région Centre est aussi fière de sa géline de Touraine, surnommée la « dame noire ». Cette poule commune, ayant obtenu le précieux label rouge, est originaire des basses-cours locales du XIXe siècle. Cette race de poules de couleur noire est reconnue comme l’une des plus savoureuses de France. Autre spécialité locale, l’oie de Touraine, est très réputée.

Le chèvre : le roi des fromages tourangeaux

Le fromage de chèvre de Sainte-Maure-de-Touraine dispose d’un AOC depuis 1990 et est reconnaissable grâce à son brin de paille de seigle qui le traverse en son centre sur toute sa longueur. Cette paille est gravée avec le nom du fromage et le numéro d’identification du fabricant fromager permettant une traçabilité pour le consommateur. En forme de bûche, frais, il s’apprécie sur un simple morceau de pain, nature ou accompagné d’une tomate fraîche.

Les poires tapées : une gourmandise de Touraine

C’est une recette qui vient de loin ! Grâce à une méthode de conservation apparue au XIe siècle, elles font le bonheur des gourmands. Les « pouères » (poires en vieux parlé tourangeau) sont épluchées, posées sur des claies, queue en bas, puis placées plusieurs jours dans des fours chauffés au bois. Devenues sèches, les poires sont ensuite aplaties à l’aide d’un instrument spécifique, la « platissoire » (et ce afin de parfaire la déshydratation), et placées en chambre de chauffe avant d’être conditionnées. On les consomme aujourd’hui réhydratées, trempées dans du vin de Loire, de l’Hypocras (vin associé à du miel et des épices), de l’eau-de-vie ou bien cuites dans un sirop de sucre et de cannelle... Tout simplement délicieux, de l’entrée au dessert !

Les desserts

Bien entendu, on retrouve de nombreux desserts à base de pomme en Touraine. Mais le plus emblématique reste sans aucun doute la fameuse tarte des sœurs Tatin. Aux pommes caramélisées renversées, cette tarte fut élaborée par maladresse… Après avoir été renversé, on n’a pas laissé le temps à ce dessert de refroidir, ce qui donna naissance à ce met très apprécié des gourmands. Que serait la Touraine sans ses pets-de-nonne, de délicieuses boules de pâte à chou fries dans l’huile auxquelles l’on ajoute du miel ? Sachez qu’il en existe une version encore plus gourmande, les casse-museau, des pets-de-nonne farcis de crème pâtissière. Drôle de nom pour un dessert, n’est-ce pas ? Mais il y a une petite explication… Au XVe siècle, les enfants étaient privés de sucreries depuis le début du carême. Le jour du Samedi Saint, ils se jetèrent avidement dessus, se couvrant ainsi le « museau » de crème. « Museau » en patois désigne la figure, la bouche. Enfin, le nougat de Tours est l’une des sucreries incontournables de la région. À goûter de toute urgence !

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Les vins de Touraine

La légende veut que ce soit Saint Martin qui, le premier, ait planté la vigne en Touraine au IVe siècle. Ces premiers rangs seraient ceux qui surplombent toujours aujourd’hui l’abbaye de Marmoutier, aux portes de Tours. Quoi qu’il en soit, la bonne idée a, depuis, fait du chemin !

Un large choix d'AOC pour varier les plaisirs.

Le long de la route des vins de Touraine, on compte plus d’une dizaine de vins d’AOC, qu'ils soient :

  • Rouges : Chinon, Bourgueil, Saint-Nicolas-de-Bourgueil, Touraine-Amboise, Touraine-Chenonceaux…
  • Blancs : Vouvray, Montlouis–sur-Loire, Touraine sauvignon…
  • Ou rosés : Touraine Noble-Joué, Touraine Azay-le-Rideau, Chinon rosé…  

Pétillants ou tranquilles, secs, demi-secs ou mœlleux, tanniques ou plus fruités, les vins de Touraine offrent une grande variété de plaisirs. Ces vins généreux et authentiques, de vrais vins de vigneron, sont des convives de choix pour votre table : leurs personnalités s’accordent aisément à vos préparations. Faciles d’accès, ils s’offrent aux novices comme aux connaisseurs avec la même générosité.